Deux notions que le programme distingue explicitement
L'annexe I de l'arrêté du 24 avril 2026 traite la déconcentration au sein du sous-thème « administration territoriale de l'État », et la décentralisation au sein du sous-thème « collectivités territoriales », dans deux paragraphes distincts du domaine institutions administratives. Cette distinction du texte reflète une différence de principe qu'il est indispensable de maîtriser pour ce domaine.
La déconcentration : déléguer sans transférer
La déconcentration consiste à confier des pouvoirs de décision à des agents de l'État exerçant au niveau local (préfets, recteurs, directions départementales ou régionales), qui restent hiérarchiquement subordonnés à l'administration centrale. L'État reste le seul décideur juridique ; il rapproche seulement le lieu de la décision du terrain.
La décentralisation : transférer une compétence à une collectivité élue
La décentralisation consiste à transférer une compétence de l'État vers une collectivité territoriale (commune, département, région) dotée de la personnalité juridique et d'organes élus, dans le cadre du principe de libre administration des collectivités territoriales reconnu par la Constitution. La collectivité décide alors elle-même, sous le contrôle de légalité du représentant de l'État, mais sans lien hiérarchique.
| Élément | Déconcentration | Décentralisation |
|---|---|---|
| Décideur | Un agent de l'État (préfet, recteur…) | Une collectivité territoriale élue |
| Lien avec l'État | Subordination hiérarchique | Contrôle de légalité, sans hiérarchie |
| Personnalité juridique propre | Non, c'est toujours l'État | Oui, la collectivité est une personne morale distincte |
Un contrôle de légalité, pas une tutelle
Le programme cite explicitement « les contrôles sur les collectivités territoriales » comme sous-thème. Depuis les grandes lois de décentralisation, l'État exerce sur les actes des collectivités un contrôle de légalité a posteriori, exercé par le préfet, qui peut saisir le juge administratif s'il estime un acte illégal, mais ne peut ni l'annuler ni le modifier lui-même : ce n'est plus une tutelle, où l'État aurait un pouvoir d'approbation préalable.
Ce que ce site couvre, et ce qu'il ne couvre pas
test-attache-etat.fr entraîne à la seconde épreuve d'admissibilité : le QCM, et les questions à réponse courte avec le pass complet. Le cas pratique de quatre heures et l'entretien avec le jury ne sont pas couverts. L'entraînement proposé ici porte donc sur une épreuve qui pèse 3 des 15 points de coefficient du concours. Les textes publiés sur Légifrance font seuls foi.
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