Une épreuve nouvelle, qui s'ajoute au cas pratique sans le remplacer
L'arrêté du 24 avril 2026 a créé une seconde épreuve écrite d'admissibilité au concours d'accès aux instituts du service public. Elle ne se substitue pas au cas pratique de quatre heures : elle s'y ajoute. Un candidat admissible devra donc composer sur deux épreuves écrites au lieu d'une. C'est le principal changement de forme du concours depuis l'arrêté du 28 mars 2019, et il concerne les trois voies d'accès de la même façon.
Deux parties dans une même copie, deux heures au total
L'épreuve dure deux heures et porte le coefficient 3. Elle se compose de deux parties distinctes, traitées dans le même temps imparti : un questionnaire à choix multiples, puis des questions à réponse courte. Le texte fixe un plafond au QCM — « un nombre maximal de soixante questions » — sans imposer de plancher, et prévoit que « le total de points est ramené à une note sur vingt avant application du coefficient ».
| Partie | Contenu | Ce qui est évalué |
|---|---|---|
| QCM | 60 questions au maximum | Connaissances : culture administrative et juridique, finances publiques, institutions européennes |
| QRC | 3 sujets proposés, 2 à traiter au choix | Capacité à analyser, rédiger et mettre en perspective les enjeux d'une politique publique |
Le programme du QCM, domaine par domaine
L'annexe I de l'arrêté fixe trois domaines de connaissances. Le premier, la culture administrative et juridique, est le plus large : il recouvre le droit constitutionnel, les institutions et le droit administratif. Le deuxième porte sur les finances publiques. Le troisième sur l'organisation, le fonctionnement et les politiques des institutions européennes.
- Culture administrative et juridique — droit constitutionnel, institutions, droit administratif
- Finances publiques
- Organisation, fonctionnement et politiques des institutions européennes
Les questions à réponse courte : de l'actualité, pas de la récitation
La seconde partie propose trois questions sur des thèmes d'actualité, dont le candidat choisit d'en traiter deux au moment de l'épreuve. L'exercice n'est pas un contrôle de connaissances déguisé : le texte demande d'« analyser, rédiger et mettre en perspective les enjeux d'une politique publique ». Une réponse qui récite un cours sans traiter la question posée est hors sujet, même si le cours est juste. Les thèmes relevés dans le texte relèvent des politiques publiques : finances publiques, services publics, système éducatif, organisation territoriale.
Où cette épreuve se situe dans l'ensemble du concours
Avec un coefficient 3, cette épreuve pèse moins que le cas pratique (coefficient 5) et beaucoup moins que l'entretien avec le jury (coefficient 7), sur un total de 15. Elle a toutefois une particularité : c'est la seule où le rendement de la révision est direct et mesurable. Une question de droit administratif est sue ou ne l'est pas. À l'inverse du cas pratique et de l'oral, où la progression est plus lente et plus difficile à objectiver, le QCM récompense mécaniquement le travail de connaissances.
Ce que ce site couvre, et ce qu'il ne couvre pas
test-attache-etat.fr entraîne à la seconde épreuve d'admissibilité : le QCM, et les questions à réponse courte avec le pass complet. Le cas pratique de quatre heures et l'entretien avec le jury ne sont pas couverts. L'entraînement proposé ici porte donc sur une épreuve qui pèse 3 des 15 points de coefficient du concours. Les textes publiés sur Légifrance font seuls foi.
▸ SOURCES
- Arrêté du 24 avril 2026 modifiant l'arrêté du 28 mars 2019 — Légifrance
- Arrêté du 28 mars 2019 fixant les règles d'organisation générale, la nature, la durée, le programme des épreuves et la discipline des concours d'entrée aux instituts du service public — Légifrance
- Présentation des concours d'accès aux IRA — portail d'inscription — Ministère chargé de la fonction publique