Un concours de catégorie A qui ne demande pas de diplôme public
Contrairement au concours externe, qui exige une licence ou un titre de niveau équivalent, le troisième concours ne pose aucune condition de diplôme. Il exige seulement cinq années au moins d'expérience professionnelle privée, de mandat d'élu local ou de responsabilité associative, y compris bénévole. C'est la voie qui s'adresse le plus directement à un profil venu du secteur privé, sans parcours universitaire en droit ou en administration publique.
Valoriser l'expérience professionnelle, pas la déguiser en parcours académique
Le dossier RAEP, obligatoire pour cette voie, sert précisément à transformer une expérience non académique en éléments exploitables devant le jury : gestion de projet, encadrement d'équipe, pilotage budgétaire, conduite du changement, quelle que soit l'administration ou l'entreprise d'origine. L'exercice n'est pas de faire croire à un parcours qu'on n'a pas eu, mais de relier ce qu'on a réellement fait à ce que le corps des attachés demande.
Ce que change concrètement le passage au public
Un lauréat du troisième concours suit la même scolarité de quatorze mois que les autres lauréats, avec la même rémunération d'élève. Une indemnité forfaitaire mensuelle supplémentaire de 190 € leur est spécifiquement réservée pendant cette période, en plus de l'indemnité de formation commune à tous les élèves.
| Élément pendant la scolarité | Concerne |
|---|---|
| Traitement (indice majoré 366) | Tous les élèves |
| Indemnité de formation, 200 €/mois | Tous les élèves |
| Indemnité forfaitaire, 190 €/mois | Lauréats du troisième concours uniquement |
Le volume réel de cette voie, à ne pas sous-estimer ni surestimer
Le troisième concours représente la plus petite part des trois voies en nombre de postes (95 sur 944 à la session 2026, soit environ 10 %), mais reste une voie réelle, pas symbolique : elle recrute chaque année plusieurs dizaines de lauréats issus du secteur privé, du monde associatif ou d'un mandat électif.
Ce que ce site couvre, et ce qu'il ne couvre pas
test-attache-etat.fr entraîne à la seconde épreuve d'admissibilité : le QCM, et les questions à réponse courte avec le pass complet. Le cas pratique de quatre heures et l'entretien avec le jury ne sont pas couverts. L'entraînement proposé ici porte donc sur une épreuve qui pèse 3 des 15 points de coefficient du concours. Les textes publiés sur Légifrance font seuls foi.
▸ SOURCES
- Décret n° 2019-86 du 8 février 2019 relatif aux instituts régionaux d'administration — Légifrance
- Les instituts régionaux d'administration (IRA) — Portail de la fonction publique